L’Apprentissage
Client : CFA Trajectoire
Problématique
Donner envie aux jeunes en racontant l'apprentissage comme un véritable parcours, sans tomber dans les codes scolaires habituels.
Diffusion
Partout où le CFA rencontre ses futurs apprentis : salons, ateliers, interventions en collège et lycée, site internet…
Étude de cas
Du premier brief au film final : voici les coulisses de fabrication. Une méthode claire, jalonnée d'étapes de validation, qui transforme une idée en film prêt à diffuser, sans mauvaise surprise.
Définir le besoin
Première étape : une réunion de cadrage entre le client et l'équipe créative. C'est le moment où l'on pose les fondations du film : à qui s'adresse-t-il, dans quel contexte sera-t-il diffusé, quels messages doit-il porter, quelles contraintes techniques et budgétaires encadrent le projet ?
On en ressort avec un cahier des charges clair et un rétroplanning partagé. Ces deux livrables permettent ensuite d'avancer sereinement : ils guident chaque décision créative, alignent toutes les parties prenantes sur les mêmes objectifs, et évitent les zones de flou en cours de production.
Le besoin du client
Le CFA Trajectoire souhaite créer un film en motion design d’environ 2 minutes, présentant la notion d’apprentissage telle qu’elle est vécue au sein du CFA. Le film doit être immersif, pédagogique et attractif, pensé pour un public jeune (12–20 ans), tout en parlant également aux parents et enseignants.
Objectifs du film
- Expliquer l’apprentissage à un large public (jeunes, parents, prescripteurs)
- Valoriser l’approche propre au CFA Trajectoire
- Rendre visible l’accompagnement, la progression, le parcours et la réussite
- Créer un film multi-usages, qui dure dans le temps
Conception - Rédaction
Concept
Le concept est l’idée fondatrice du film : le fil narratif et visuel qui porte le message.
J’ai proposé un concept autour du jeu vidéo : on suit la progression d’un personnage à travers les étapes de son apprentissage. Ce parti pris répond à plusieurs objectifs :
- Parler à un public jeune avec un univers qui lui est familier.
- Matérialiser la notion de parcours, centrale dans l’apprentissage (étapes, progression, montée en compétences).
- Faire un clin d’œil au métavers du CFA, sans le copier, pour préserver l’identité propre du film.
Script
Le script regroupe tous les textes affichés à l’image. C’est lui qui structure le récit et porte les messages clés.
J’ai confié la rédaction à Philippine Tonnot Motte, conceptrice-rédactrice, pour bénéficier d’une plume professionnelle. Le script raconte un parcours chronologique du point de vue de l’apprenti. Nos partis pris :
- Rester symbolique (pas de nom d’outil, pas de chiffres précis) pour que le film reste pertinent dans le temps.
- Condenser au maximum : un film de 2 minutes sert à susciter des questions, pas à y répondre.
Moodboard
Le moodboard est une planche d’inspiration qui fixe l’ambiance visuelle du film (couleurs, formes, composition) avant la phase de création.
Mes axes de recherche :
- Codes du jeu vidéo (interfaces, pixel art, parcours de niveaux) pour ancrer le concept dès le premier coup d’œil.
- Palette vive et colorée pour renforcer l’aspect attractif et énergique destiné au jeune public.
- Personnages non humanoïdes → un choix volontaire pour proposer un film inclusif, sans personnage genré auquel chaque jeune devrait s’identifier.
Découpage technique
Le découpage technique est le premier passage du script à l’image : une BD très schématique où chaque phrase devient un croquis indiquant la composition de chaque plan.
C’est un outil de travail interne que j’utilise pour :
- Tester le rythme du film et varier les échelles de plans afin d’éviter les séquences statiques.
- Pré-placer un texte dense : le script étant chargé, j’ai conçu plusieurs systèmes d’intégration du texte dans l’image pour qu’il reste lisible et harmonieux.
Styleframes
Une styleframe est une illustration réalisée dans le rendu graphique définitif. Elle permet au client de valider concrètement la direction artistique avant le lancement de la production.
Mes choix graphiques :
- Le personnage : une étoile. Après plusieurs propositions (cahier-crayon trop scolaire, cerveau trop organique), l’étoile s’est imposée : universelle, non genrée, symbole de réussite, et capable de briller davantage à mesure que l’apprenant progresse.
- Codes visuels du jeu vidéo : jauge d’expérience, circuit à étapes, menu de customisation… autant d’éléments qui rendent immédiatement lisible la notion de progression.
- Palette vive déclinée de la charte CFA (bleu, vert, orange) → un film coloré et énergique tout en respectant l’identité du client.
Storyboard
Le storyboard reprend le découpage technique et le redessine proprement dans le style final : une « BD » qui montre, plan par plan, le déroulé du film et ses principaux mouvements.
C’est l’étape de validation finale avant l’animation. Le client peut visualiser concrètement chaque plan et chaque transition : tous les ajustements éditoriaux et visuels sont calés ici, ce qui sécurise la phase d’animation, beaucoup plus coûteuse en temps.
Animation
L’animation donne vie au storyboard : chaque image est mise en mouvement pour créer le film final.
Mes partis pris d’animation :
- Des mouvements simples et efficaces, directement inspirés des jeux vidéo, pour un rendu vivant et fidèle à l’univers choisi.
- Une scène d’examen traitée avec humour : un livre menaçant que l’apprenti finit par dompter, pour dédramatiser l’examen tout en gardant l’enjeu narratif.
- Une boucle parfaite : la fin reprend le début, pour permettre une diffusion continue en salon et symboliser qu’après un diplôme, un nouveau parcours peut commencer au CFA.
Habillage Sonore
L’habillage sonore (musique, sound design) renforce l’univers du film et son impact émotionnel.
Le film étant pensé pour fonctionner sans son, le sonore vient en complément lors des diffusions sonorisées (web, métavers, présentations). J’ai choisi une musique électronique vintage aux sonorités de jeux d’arcade, qui prolonge l’univers visuel et donne au film une vraie identité auditive.
Livraison
La livraison consiste à exporter le film dans les formats et résolutions adaptés à ses différents usages.
Le film a été livré en 4K, pour garantir une netteté parfaite sur le mur d’images des salons et lors des projections en lycée. Ce format permet aussi des déclinaisons HD sans perte de qualité pour la diffusion web et le métavers.